Cette rencontre avec un espace limité, plein de terre et de possibles, sous mes mains, entre mes doigts, est devenue une vraie ressource dans ma vie. Par l’intermédiaire attentionnée de Nathalie, je me dé-couvre au travers de mes sens, dans la matière, dans le subtil. Au fil des minutes, le champ s’ouvre et devient presque illimité. Je descends. Et lorsque je ré-ouvre les yeux, je suis souvent frappée par le sentiment de vastitude que j’ai ressenti pendant le travail. Tout est toujours beaucoup plus grand sous mes mains et dans mon corps, en contact avec l’argile, l’eau et le cadre, que dans la « réalité ».

C’est une sensation très puissante qui me permet de contacter mon amplitude et qui m’aide beaucoup lorsque je me sens à l’étroit dans ma vie.

J’y suis tout d’abord allée timidement, j’étais impressionnée par ce que je manipulais. J’étais aussi encombrée par ce que je croyais devoir faire, produire ou comprendre. Et puis j’ai peu à peu pris confiance, grâce au temps long que le champ d’argile offre et grâce à l’accompagnement attentif de Nathalie. J’ai commencé à oser ne pas savoir et à être juste là, ici et maintenant.

Aujourd’hui, après plus d’une année de pratique régulière, je me sens chaque fois plus disponible aux révélations, aux éclairages nouveaux, aux remises en perspective et en mouvement que chaque voyage m’apporte. Je me sens plus réceptive à toutes ces petites choses fines qui se déploient en moi à chaque séance, ces sensations que je ne voudrais pas décrire avec des mots. J’apprends la douceur et la patience.

C’est pour moi un temps unique dans ma vie de tous les jours pendant lequel je prends soin de moi dans plusieurs dimensions de mon être et où la transformation s’amorce ou se poursuit à un autre niveau que celui de mon mental. C’est aussi un moment riche pour moi de reconnexion à mon enfance et à ma singularité.

Prendre soin de moi sous le regard d’une personne qui n’est là que pour moi, qui m’accompagne où que j’aille, le temps dont j’ai besoin, au rythme où j’ai besoin est aussi une expérience très forte pour moi, qui construit de la confiance profonde dans laquelle je puise lorsque les événements me bousculent.

À chaque champ d’argile j’ai le sentiment de me rencontrer, sensiblement. Et à chaque fois j’ancre plus profondément la confiance que la vie sait ce qu’elle fait, que je peux laisser faire, que tout est là et que mon travail consiste à permettre, à laisser passer, à livrer passage.

Ce dialogue avec moi, en présence de l’autre, ce rendez-vous avec les parts de moi-même qui me sont la plupart du temps invisibles et inaccessibles, m’est devenu précieux. Jeanne Février 2019

Un message d’une amie d’Estonie qui évoque le « clay field », ma curiosité et ma sensibilité au mot argile et l’univers qu’il contient, et ça a suffi. Quelques mois plus tard j’avais une adresse en France, une date de séance collective et j’ai plongé.

J’ai plongé au contact de la matière, au contact de moi.

Matière d’âme, terre d’appartenance, argile de mon cœur et de mon corps, souvenirs d’enfance et de reliance.

On ne touche pas un champ d’argile sans être touché, sans que des bouts de début d’humanité se mani-festent. Car il y a la terre et il y a ma main, mes mains.

Mes mains qui savent, que j’apprends à écouter, qui me guident toujours, qui savent aller jusqu’au bout, qui ont des choses à me dire, qui ont tant attendu et qui savent quand s’arrêter. Mes mains qui hésitent, entendent, tâtonnent, qui découvrent ou recouvrent, qui creusent ou qui amassent, et qui font tellement tellement d’autres choses ordinaires si extraordinaires et que je n’ai pas besoin de penser ni de décider. Ni même de comprendre. Et encore moins d’expliquer.

Mais en général je comprends. Sans mots, sans images. Il n’y a rien à faire. Juste laisser faire, laisser aller vers ce qui fait du bien. Parfois ça veut dire oser.

Alors oui, j’ai osé. Avec de moins en moins de jugement ou de ruptures.

Et je m’émerveille de la trame qui se dévoile au fil des séances individuelles que j’enfile, comme des perles, de deux semaines en deux semaines. Comme si mon premier champ d’argile avait déjà contenu tout. Comme une fleur qui se déploie, des pétales d’histoire de moi, que je n’ai pas fini de découvrir, de sentir, d’observer de l’intérieur.

Il y a quelque chose qui se passe et se dépasse, qui franchit et s’affranchit, qui se construit tout en se défaisant ou l’inverse. Et ainsi grandit. En moi. Lydie 20.02.2019

La première fois que j'ai fait un travail avec le champ d'argile, nous étions 4 à suivre la journée , c'était pour ma part la première fois que je suivais une thérapie en groupe. La journée fut extrêmement riche humainement en partage, en émotions. Cette première journée fut surtout pour moi très révélatrice de nos forces profondes, des blocages qui nous entravent , des appuis réelles que nous avions en nous et des forces qui nous soutiennent, alors qu'on se sent brisé, fragile et sans force . Pour moi il y a vraiment eu un avant et un après !!

j'ai trouvé le courage de prendre des décisions, de faire des choix. J'ai eu le sentiment de me connecter à une partie totalement enfouie mais si puissante et agissant que j'en étais profondément transformé . Je trouve que c'est un travail qui complète parfaitement bien la thérapie, l'expérience qu'on y traverse est très différente, car elle passe par le corps, elle ne passe pas par les mots, le mental, mais c'est bien notre corps tout entier à partir de nos mains en contact avec le champ d'argile qui nous révèle à nous même des terres insoupçonnée et une énergie magnifique à notre service .Mettre tout ça en mot est difficile car c'est bien une expérience très personnel et unique mais surtout à vivre!!!

C'est un vrai beau cadeau à se faire, une chance que nous avons d'avoir à Dieulefit une thérapeute Nathalie Pigot, qui travaille avec le champ d'argile, ils ne sont pas si nombreux en France! Pour ma part c'est un travail que je conseille à chacun d'entres nous , les bienfaits sont profonds et durables. Je sens qu'en moi les choses s'orientent différemment depuis que j'ai commencé ce travail avec Nathalie il y a 3 ans maintenant , elle est une guide merveilleuse dans cette traversée , une thérapeute attentive , vigilante et bienveillante.

La dernière fois que j'ai fait un week end c'était au mois de novembre , c'était Champ d'argile et Constellations familiales , alors là ça dépote!!!! C'est très puissant, une expérience très enrichissante mais bouleversante ou les deux thérapies agissent en synergie. Des choses se dénouent dans le corps, se libèrent avec le champ d'argile , des mots se disent, notre histoire s'éclaire différemment avec la magie de l'incarnation dans la Constellation, le Champ d'argile nettoie le terrain, met à disposition nos énergies pour entrer dans le travail et en profiter pleinement.

Merci à Nathalie et Caroline d'avoir rendu cette rencontre des deux possibles! Judith. déc.2015

Nous sommes 4 à faire le Champ d’argile en cette journée grise et pluvieuse. Je décide de commencer, c’est la première fois que je me confronte à cette matière. Je connaissais l’existence du Champ d’argile antérieurement à cette journée et avais conçu un réel intérêt à vivre cette expérience. Mais, délibérément je n’ai pas cherché à en savoir plus, de façon à avoir une approche « fraîche » du Champ. 

Je suis assis sur un tabouret plus ou moins stable – ce qui me gêne – le dos bien droit et ouvert à ce qui va se présenter. 

Suivant les indications de N., je prends conscience du cadre avec mes mains et en fait le tour. Je mets mes mains ensuite dans l’argile, que je trouve plutôt difficile à manier mais ne veux pas utiliser l’eau qui est à disposition à côté du cadre. Pourquoi ? Je n’ai pas envie de sentir sous mes mains une matière gluante (je n’aimerai pas par la suite l’aspect que donne l’argile mouillé lorsque mes amies feront l’expérience). Et puis, je veux éprouver ma force, me montrer que je suis capable, que je suis fort. En fait, j’ai tendance à saisir des quantités d’argile trop importantes. N. me propose avec justesse de prendre des quantités plus petites.

 

A un moment donné, mes mains quittent l’argile pour esquisser une sorte de mouvement incantatoire : l’ego fait « le malin », je suis comme un acteur sur scène qui chercherait à impressionner son public et à lui montrer combien lui, il ose. Judicieusement, N. me ramène à plus de simplicité et m’invite à être dans la sensation, dans le contact de mes mains avec la matière. Sa remarque me blesse, mais l’émotion est fugace, j’accepte la remarque de N. car je veux vivre cette expérience dans un esprit aussi ouvert que possible.

 

A partir de ce moment, je vais consciencieusement et sans relâche vider toute la partie droite du cadre de l’argile, jusqu’à ce qu’il ne reste plus aucune matière. Cette matière que j’enlève à droite, je la mets du côté gauche. Je suis tenté de « sortir du cadre » mais n’ose pas. Dans la partie gauche, je construis un dôme. De la colère monte, je frappe l’argile. Puis, je vais creuser un trou dans ce dôme jusqu’à aller toucher le fond du cadre. L’expérience m’a semblé longue, parfois plaisante, parfois ardue (j’avais vraiment l’impression de « travailler » dans un certain sens). Quand j’ouvre les yeux et découvre ce que mes mains ont fait du Champ, je suis vraiment surpris.

 

L’interprétation de N. me touche, elle me parle du regard du père (le côté droit) et de l’autorisation que je me suis donnée de me libérer de ce regard et des injonctions qui y sont liées dans ma biographie. Je me suis senti tout au long de l’expérience guidé et soutenu, N. était très présente, très attentive.

Je retiens du Champ d’argile l’invitation à écarter le mental, ne pas s’y intéresser pour laisser les mains, donc le corps, agir. Philippe Avril 2019

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